Le marché de l'emploi en actuariat

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Re: Le marché de l'emploi en actuariat

Message  Alain_Deloin le Jeu 3 Sep - 13:27

Hello,

Alain c'est pas mon vrai prénom hein Laughing (cf. un vieux stech des Inconnus... )
Alors, parmi les propositions que j'ai eu il a avait :

38k€ + 2,5k€ de variable (cf. mon feedback sur Axa)
41K€ en fixe, pas de variable
40k€ + 2k€ de variable

Les 2 dernières offres étaient pour un poste en compagnie d'assurance.
J'ai des connaissances qui ont eu 42k€ de fixe en réassurance (aucune idée s'il y a un variable) et un autre a eu 40k€ de fixe + entre 7 et 10 k€ de variable dans un cabinet de conseil.
Quel est ton profil junior? Tu bosses déjà ou tu es encore étudiant? (tu peux répondre en MP si tu préfères...)

Alain_Deloin

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Re: Le marché de l'emploi en actuariat

Message  Mikael le Ven 11 Déc - 10:12

Rapport 2009 de l'Observatoire sur les Métiers des salariés de l'Assurance
ROMA


Le jeudi 10 décembre 2009, l'Observatoire de l'Evolution des Métiers de l'Assurance a présenté à l'auditorium de la Maison de l'Assurance, le ROMA (Rapport de l'Observatoire sur les Métiers des salariés de l'Assurance), et le ROFA (Rapport de l'Observatoire sur les Formations des salariés de l'Assurance).

Le ROMA est la treizième édition des résultats de l'enquête annuelle effectuée pour recueillir les statistiques des données sociales de la population des salariés travaillant dans les sociétés d'assurances adhérentes de la FFSA ou du GEMA.

Avec plus de 14 000 recrutements en 2008, le dynamisme du marché de l'emploi du secteur de l’assurance se confirme. Par ailleurs, la féminisation, phénomène engagé de longue date, "gagne du terrain" chez les cadres, chez les commerciaux et également chez les seniors… C’est ce que révèle le rapport 2009 de l’Observatoire de l’évolution des métiers de l’Assurance, le ROMA, qui présente chaque année les données sociales des salariés des entreprises d’assurances adhérant aussi bien à la FFSA qu’au GEMA.

Au 31 décembre 2008, les sociétés d’assurances emploient 145 150 personnes.

Le recrutement : un volume et un taux record en 2008…

14 032 personnes ont été embauchées en 2008, portant le taux de nouveaux entrants à 9,9%. Ces chiffres sont les plus élevés depuis plus de six ans. Par ailleurs le taux de CDI, de 66,8%, n'a jamais été aussi élevé. Ce dynamisme traduit l’attractivité réelle du secteur de l’assurance.

Dans cette population nouvelle, les femmes sont majoritaires et progressent encore par rapport aux années précédentes, 58,1 %. La part des cadres dans les nouveaux recrutés, 27,3%, augmente également, de près de 3 points par rapport à l'année 2007.

71,4% des salariés embauchés en 2008 sont titulaires d’un diplôme égal ou supérieur à Bac+2.

Les contrats en alternance, de professionnalisation ou d’apprentissage, poursuivent leur progression pour représenter 13,1%, soit 1 838 recrutements. Si l'on ajoute à ces nouveaux entrants les apprentis entrés avant 2008, les alternants représentent 2 612 personnes au total en 2008.

La féminisation : les femmes "gagnent du terrain" chez les cadres, dans les familles Commercial et Direction, et chez les seniors…

La part des femmes dans la population totale des salariés, 58,9%, continue de s’accroître à un rythme régulier de 0,5 point par an.

En parallèle, et même si la féminisation reste encore inégalitaire, elles augmentent plus rapidement dans la population des cadres que les hommes : + 1 600 femmes cadres en 2008 contre + 600 hommes. Si la parité est atteinte en classe 5 (51,2% de femmes), leur présence s'accroît dans les classes 6 (39,4%), 7 (20,9%) et Direction (25,7%). Dans l'ensemble de la population cadre, le taux des femmes est de 44,4%.

De la même façon, et bien que la féminisation irrigue l'ensemble des familles de métiers, on observe des variations importantes. Les familles de métiers où les femmes sont les plus nombreuses (à plus de 70%) sont Gestion de contrats, Secrétariat et assistanat, Administration, Communication et Ressources humaines. Les familles où elles sont peu présentes (moins de 30%) restent Informatique et Direction. Néanmoins, leur progression dans la famille Direction, où elles représentent plus d'un quart des effectifs, est de 8 points entre 2002 et 2008.

Nous notons également la progression des femmes chez les commerciaux. Entre 2002 et 2008, elles augmentent de 5 points, passant de 46,9% à 51,9%. Cette famille de métier, historiquement masculine, s'est en effet largement féminisée avec le développement des profils commerciaux sédentaires, en agence ou sur plate-forme téléphonique. Mais les réseaux itinérants tendent également à se féminiser.

Enfin, alors que la population des seniors (55 ans et plus) augmente de 5,8 points de 2002 à 2008, les femmes augmentent de 9,3 points. Les analyses montrent que ce sont les femmes non cadres qui forment le plus gros bataillon des salariés désormais maintenus dans l'emploi, après avoir sans doute plus largement que les autres, bénéficié des systèmes de préretraites.

Plus d'expertise, plus de qualification et plus de cadres…

Le nombre de cadres, toujours en progression, représente 58 171 personnes, soit 40,9 % des effectifs totaux. Dans le secteur de l'assurance, 2 salariés sur 5 sont cadres.

Ce phénomène illustre les besoins en expertise et la tendance d'élévation des niveaux de qualification et de diplôme. Ainsi, cinq familles de métiers ont un taux de cadres supérieur à 80% ; il s'agit des familles Conception et adaptation de produis, Gestion des actifs, Informatique et télécommunication, Etudes et conseil et Gestion et organisation.

Le taux de cadres dans le secteur de l'assurance reste largement supérieur à la moyenne nationale interprofessionnelle (environ 30 %).

Les jeunes : un profil qui semble se standardiser…

Si l'on constate une certaine stabilité de la population des jeunes dans l’effectif global depuis plusieurs années, (les moins de 30 ans représentent 15,6 % de la population totale), on observe également la persistance d'un taux de femmes élevé dans ces catégories d'âge, 63% en 2002 pour atteindre 65,1% en 2008.

De la même façon, le taux de cadres chez les moins de 30 ans, 18,3%, est stable depuis 2002.

Enfin, sur le plan des diplômes, deux éléments peuvent être mis en exergue : une certaine stabilité dans les niveaux de diplômes des moins de 30 ans depuis 2002 et la prééminence du niveau Bac+2. En effet, de 2002 à 2008, les Bac+5 augmentent peu, passant de 14,5% à 18,2%, les Bac+2 sont stables, 44,4% et les niveaux Bac et inférieur ne diminuent que de 2 points, passant de 23,3% à 21,4% (ce dernier indicateur doit toutefois être relativisé car il intègre l'ensemble des jeunes en alternance préparant un BTS Assurances et donc destinés à obtenir un niveau Bac+2).

44,4% des moins de 30 ans possèdent un niveau Bac+2 ; c'est presque deux fois supérieur à la moyenne de l'ensemble des effectifs et cela confirme la prévalence de ce niveau de diplôme dans le secteur de l'assurance.

Les seniors deux fois plus nombreux en 2008 qu'en 2002…

Conséquence de l'arrêt des systèmes de préretraites, la part des 55 ans et plus continue de croître pour représenter 13,6% de l'effectif total en 2008, contre 7,8% en 2002.

En particulier la part des femmes dans ces catégories d'âge est passée de 45,2% à 54,6%, se rapprochant du taux moyen de la profession (58,9%), confirmant ainsi qu'elles avaient été les principales bénéficiaires des mesures de préretraites.

Les stratégies de distribution comme facteur différenciant des caractéristiques socioprofessionnelles…

Le ROMA 2009 analyse l'ensemble des indicateurs selon les principales typologies d'entreprises d'assurances : EAI - entreprises avec intermédiaires (Agents généraux, Courtiers…), ESI - entreprises sans intermédiaire (généralement de type mutuelles), et BAs - entreprises d'assurances distribuant les produits par un réseau bancaire (bancassurance).

Les deux éléments remarquables caractérisant ces typologies sont les différences de volume de leurs effectifs et l'influence de leurs stratégies de distribution sur les effectifs.

En effet, les volumes d'effectifs se répartissent de la façon suivante :


67 136 salariés dans les EAI, soit 47,2% de l'ensemble de la profession,
59 308 salariés dans les ESI, soit 41,7% de l'ensemble de la profession,
11 194 salariés dans les BAs, soit 7,9% seulement de l'ensemble de la profession.

Par ailleurs l'étude montre que l'existence ou non d'un réseau commercial ainsi que sa nature influe fortement sur l'ensemble des indicateurs. Ainsi, à titre d'exemples, les EAI possédant un réseau commercial itinérants sont plus masculins. Les ESI, dont l'action commerciale est plutôt sédentaire sont plus féminins. Enfin, les BAs, arrivés plus récemment sur le marché de l'assurance ont une moyenne d'âge plus jeune, et, sans réseau commercial, concentrent plus de cadres.


L'étude : http://www.metiers-assurance.org/fichiers/PARUS/ROMA/ROMA2009/ROMA2009.pdf


Rapport 2009 de l'Observatoire sur les Formations des salariés de l'Assurance
ROFA 2009 : une dynamique affirmée de la formation


Pour la troisième année consécutive, l’Observatoire de l’Évolution des Métiers de l’Assurance a publié les résultats de l’enquête sur la formation des salariés de l’assurance. Les conclusions de ce rapport 2009 (année 2008) confirment la dynamique du secteur en la matière.

Le ROFA (Rapport de l’Observatoire sur les Formations des salariés de l’assurance), prévu par l’accord sur la formation professionnelle conclu en 2004 par les partenaires sociaux de la branche, souligne tout l’intérêt que les entreprises portent à ce domaine. 4,9 % de la masse salariale sont, en effet, consacrés à la formation, taux largement supérieur à la moyenne nationale des autres secteurs d'activités, 2,9 %.

Au cours de l’année 2008, plus de 95 000 salariés ont suivi une ou plusieurs formations. Ainsi, le taux d’accès des salariés à la formation s’élève à 75,1 %, taux sensiblement plus élevé que les années précédentes. La durée moyenne de formation est de 42,4 heures par an.

Le taux d’accès des femmes à la formation, 73,4 % reste légèrement inférieur à celui des hommes, 77,5 %. Cela s'explique par le poids des formations d'intégration des commerciaux itinérants, qui ont un profil majoritairement masculin.

Le taux d'accès à la formation des cadres et des non cadres est identique, 75 %. En revanche, la durée moyenne de formation des non cadres est nettement supérieure à celle des cadres : 46,3 heures contre 36,6 heures, illustrant encore l'impact des formations d'intégration des commerciaux.

Une politique de formation orientée vers l'action commerciale

En 2008 et pour la troisième année consécutive, le ROFA révèle que ce sont les jeunes et les commerciaux, et plus particulièrement encore les "jeunes commerciaux" qui bénéficient le plus des dispositifs de formation, soulignant ainsi l’importance stratégique de l'action commerciale pour les entreprises d'assurances.

Les jeunes jouissent d’une durée moyenne de formation de près de plus de 73 heures (contre 26 heures pour les plus de 50 ans), montrant ainsi que la prise de fonction, le processus d'intégration sont considérés comme des étapes clés pour les entreprises et pour les salariés.

En parallèle, le taux d’accès des commerciaux avoisine les 90 % chaque année.

Enfin, les formations "Assurance " et "Commercial" sont très convoitées ; elles représentent plus de 60% des heures dispensées chaque année.

Un intérêt réel et croissant pour l'ensemble de la palette des dispositifs de formation

Le plan de formation répond à des besoins d'adaptation au poste de travail pour près de la moitié des heures de formation, principalement dans les domaines du cœur de métier, Assurance et Commercial. Plus d'un quart des heures de formation s'inscrivent dans l'évolution des emplois ou participent au maintien dans l'emploi. Enfin, un peu moins d'un quart des heures relèvent de la catégorie 3 du plan, développement des compétences.

Le DIF poursuit une progression forte. Utilisé par plus de 17 300 salariés, il regroupe en 2008, 9,2% du total des heures de formation.

Les périodes de professionnalisation, utilisées par plus de 3 700 salariés en 2008, représentent également 9% du total des heures de formation.

Le CIF connaît cette année un essor remarquable puisque plus de 750 salariés en ont bénéficié ; c'es 3,5 fois plus que les années précédentes.

La VAE, de la même manière, semble mieux connue et davantage utilisée. 115 candidats, soit 2 fois plus qu'en 2007 et 3 fois plus qu'en 2006, ont engagé une VAE.

Le bilan de compétence enfin, progresse de façon significative avec 307 salariés.

Ainsi, le ROFA 2009 souligne l'intérêt réel des entreprises et des salariés pour l'ensemble des dispositifs et un usage croissant de ceux, tels le CIF, la VAE ou le bilan de compétence, qui pourraient être qualifiés d'un peu plus "périphériques".

L'étude : http://www.metiers-assurance.org/fichiers/PARUS/ROFA/ROFA2009/ROFA2009.pdf

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Re: Le marché de l'emploi en actuariat

Message  junior le Ven 11 Déc - 23:48

salut tout le monde,
des news sur le front de l'emploi?
est ce qu'il y a un réchauffement attendu ? si oui dans quel secteur?

est ce qu'il y a des personnes ayant récemment (ces 3 derniers mois) bougé/cherché à bouger ?

merci

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Re: Le marché de l'emploi en actuariat

Message  Mikael le Sam 12 Déc - 20:00

ça m'a tout l'air de repartir doucement :
- le nombre d'offres d'emploi sur les sites spécialisés repart à la hausse ;
- j'ai été contacté récemment par 2 boîtes dans lesquelles j'avais postulé il y a déjà 7 ou 8 mois, qui ne m'avaient pas répondu à l'époque (sauf pour me dire qu'elles gardaient mon CV sous le coude), et qui aujourd'hui me demandent si je suis toujours en recherche d'emploi - leur budget recrutement vient d'être débloqué... mais bon, mon changement de boîte a déjà eu lieu ;-)

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Re: Le marché de l'emploi en actuariat

Message  Gael le Dim 13 Déc - 15:43

J'espère que ton analyse va se confirmer Mikael ! Et s'étendre aux débutants dans le domaine.
Il faut savoir être patient de toute façon.

Sur environ 30 candidatures envoyées j'ai du avoir 3 réponses au total (dont 1 entretien).

Gael

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Re: Le marché de l'emploi en actuariat

Message  junior le Dim 13 Déc - 23:08

Gael a écrit:J'espère que ton analyse va se confirmer Mikael ! Et s'étendre aux débutants dans le domaine.
Il faut savoir être patient de toute façon.

Sur environ 30 candidatures envoyées j'ai du avoir 3 réponses au total (dont 1 entretien).

salut, tu sors cette année donc? Est ce que tu cherches un domaine particulier peut être? Toutes les branches sont touchées? (réa, conseil, audit etc) ?

Merci

good luck

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Re: Le marché de l'emploi en actuariat

Message  testeur le Sam 9 Juil - 19:01

En ce moment les mutuelles recrutent beaucoup d'actuaires pour se préparer à Solvabilité 2.

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Re: Le marché de l'emploi en actuariat

Message  goggle le Jeu 14 Juil - 10:52

Alain_Deloin a écrit:
"bon" profil (ie. bonne école + bons stages)

Qu'est-ce qu'un bon profil pour un étudiant en actuariat ? Quels sont les stages à privilégier et à éviter ?
Merci

goggle

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Article sur la rémunération des actuaires

Message  Mikael le Lun 22 Aoû - 20:49

Un article intéressant (une fois n'est pas coutume) d'Efinancialcareers.fr qui fait le point sur les rémunérations en actuariat :

Suite et fin de la « polémique » sur les rémunérations des actuaires

Les études de rémunération ne sont pas des documents consensuels. Une nouvelle preuve en a été apportée le mois dernier avec la publication d’un article sur les « jobs en or » vus par le cabinet Robert Half. Parmi eux, l’actuaire dont les rémunérations données par le cabinet de recrutement ont fait bondir quelques lecteurs, ces derniers les jugeant largement surestimées.

Petit rappel des données en questions :

• 3 à 5 ans = 50.000 - 90.000 €

• 7 à 15 ans = 90.000 - 150.000 € (+ variable = 11.000 - 35.000 €)

Robert Half, que nous avons recontacté entre-temps, insiste sur le fait que ces rémunérations représentent une fourchette des salaires fixes des candidats reçus en entretien et, pour certains d’entre eux, placés chez leurs clients.

Inflation sur le haut de la fourchette

« Surtout, retenons que les évolutions liées aux exigences de Solvency II placent les actuaires et la modélisation au cœur du pilotage des compagnies d’assurance. Par conséquent, nous constatons une poussée inflationniste des salaires en haut de la fourchette d’une poignée de professionnels, à savoir des managers impliqués dans des projets stratégiques, qui ont aussi régulièrement changé d’employeur ces dernières années, et sont dotés de compétences en ALM (gestion actif-passif) », précise Sidonie Couture, senior manager de la division Banque & Assurance de Robert Half International France.

Dans le premier numéro de L'actuariel, mi-juin, cité par l’Institut des actuaires, Christine Lagarde, alors ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie déclarait ceci : « En plaçant la gestion des risques au cœur de la conduite des affaires, la directive Solvabilité II positionne les actuaires au centre du jeu. »

Sur cette tendance, tout le monde s’entend. Denis Marcadet, président fondateur du cabinet de chasse Vendôme Associés, témoigne également d’une revalorisation des rémunérations des actuaires depuis 3 ans. Cependant, il juge les rémunérations fixes données par Robert Half plutôt « élevées ».

La moyenne n’est pas la médiane

Voilà les amendements qu’il suggère : pour la tranche 3 à 5 ans d’expérience, il place la rémunération maximum à 80k€ et non 90k€. Quant aux professionnels dotés de 7 à 15 ans d’expérience, « les deux extrémités de la fourchette sont correctes, mais précisons que la médiane se situe autour de 110/120 k€, selon s’ils ont connu plusieurs employeurs ou pas ».

Un autre consultant, lui aussi plutôt sur la même longueur d’ondes que Robert Half, suggère, sous couvert d’anonymat, que « les actuaires ne sont pas les candidats les plus mobiles qu’ils soient. Aussi il est logique que ceux en poste dans la même entreprise depuis des années aient des salaires en total décalage avec le haut de la fourchette. »

Aussi il ajoute ceci : « Les actuaires sont certes des personnes douées pour les mathématiques mais ce sont des jobs où l’on n’est pas constamment sous pression, on dort la nuit et les heures sup’ le week-end sont rares », commente-t-il.

« 125k euros de fixe, un maximum »

Jean-Paul Brette, General Manager Banque, Finance & Assurance du cabinet Hudson confirme que « les responsabilités des actuaires n'englobent que très rarement la stratégie, le management et l'atteinte d'objectifs quantitatifs ». Concrètement, pour lui, la première tranche (3-5ans) se situe entre 50 et 65k€ et la seconde (7-15 ans) entre 70 et 125k€. Le haut de cette fourchette ne concerne d’ailleurs pas le secteur de l’assurance mais les actuaires employés par des grands cabinets de conseil type « Big 4 », par les BFI et les asset managers.

« Si l’on prend en compte uniquement les acteurs directs de l’assurance, la médiane des salaires fixes (hors bonus individuel comme collectif) des actuaires avec 8-9 ans d’expérience se situe à 75k€. Celle des professionnels avec 14-15 ans d’expérience atteint les 85k€ », explique ce consultant.

À cela, il faut ajouter une part variable individuelle. Selon ses observations du marché, pour plus de la moitié des actuaires, elle est comprise entre 0 et 10% du fixe, pour un quart d’entre eux, elle représente entre 10 et 25% du fixe, et seulement pour 15% environ des actuaires elle dépasse 25% du fixe.
http://actu.efinancialcareers.fr/newsandviews_item/newsItemId-34122

Mikael
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